Maraite (MR) sur La Meuse : « Pour donner envie de cliquer, ils sont très forts »

Vous vous souvenez de Louis Maraite ? Mais si ! Pendant la campagne des communales de 2012 pour le MR, c’est le mec qui passait au car-wash automatique dans une décapotable en scandant : « Je me mouille pour Liège ». Un art du clip de campagne et un sens aiguisé de la formule acquis durant sa carrière de journaliste et de communicant pour la SNCB, le cabinet de Michel Foret et maintenant le CHU de Liège. On a causé journalisme, déontologie et N-VA, avec celui qui a lancé le concept d’« édito » dans la presse liégeoise. Rien que ça.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Louis Maraite dans Le Poiscaille 41

Être ancien journaliste et avoir été dans le monde politique, cela doit vous aider dans les relations avec la presse… Vous savez comment ça marche…

Écoute, ça change tellement vite… J’ai été rédacteur en chef de La Meuse. Quand je la lis aujourd’hui, je me pose des questions. Ils vont plus vers le tabloïd anglais que vers le journal liégeois. La Meuse est un journal libéral au départ. J’ai défendu le commerce liégeois dans mes articles car c’était dans l’ADN du journal. Ceux qui font La Meuse aujourd’hui ne connaissent plus cet ADN. La vérité, c’est qu’ils perdent des lecteurs en masse et qu’ils sont face à une révolution technologique. Sudpresse a le meilleur taux de pénétration sur internet, grâce au don de M. Marteau [le rédacteur en chef de Sudpresse, ndlr]. Il a réussi à donner envie aux gens de cliquer. Pour ça, il est très fort. Il s’assied peut-être un peu sur la déontologie parfois. La fin justifiant sans doute les moyens. À notre époque, ce n’était pas comme ça.

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