La presse écrite va mal – Édito

Chers lecteurs,

La presse écrite va mal. Nous avons appris, de source sûre et claire (fontaine) qu’un quotidien ayant une antenne à Liège passait les contrats de ses pigistes au fil de sa lame. Restructuration économique. Comprenez ces pauvres patrons de presse : en voyant les chiffres des ventes papier dégringoler, ils n’ont d’autre choix que de « synergiser » 1 les rédactions. Voire de réduire les effectifs de petits ouvriers à coup de hache. « Saloperie d’Internet. »

Enfin, si c’est pour retaper les mêmes contenus sur la version payante du site, les mecs ne se sont pas spécialement creusés. Pour leur défense, ils creusent bel et bien, mais pas leur ciboulot : plutôt leur propre tombe, en pratiquant la politique du strict minimum. Messieurs, quand on rachète des titres par dizaines (les journaux français L’Union, L’Ardennais, Est Eclair ou encore la radio Champagne FM), on évite de parler de coupe économique deux semaines plus tard. Rossel et ses titres concurrentiels, Rossel et son cartel… Rossel et ses employés qu’on enterre à la pelle.

Qu’à cela ne tienne, au Poiscaille, nous engageons ! Viendez, les petits et grands, lâcher votre plume vengeresse, vider votre encre vindicative envers ces vils vénaux. OK V, on a compris, tu vas faire ta Vendetta ailleurs et tu nous vous… fous, p*tain, la paix. Un simple espace de liberté rédactionnelle, c’est peut-être plus honnête comme proposition « alternative ». On ne te promet pas monts et merveilles, juste d’éventuellement crever la dalle et de suer par litres au bouclage du numéro, chaque mois. Mais au moins en ayant un peu de reconnaissance. Car, quitte à faire ce boulot et être payé une misère, autant se fendre la gueule.

Notes:

  1. Le journal Le Soir et La Meuse s’échangent régulièrement leurs contenus, les rédactions ayant comme directives de travailler de plus en plus de concours. Technique d’économie de journalistes également pratiquée par le duo La Libre – DH.