Extrait #40. Pompiers : Têtes brûlées ou terre brûlée ?

Depuis fin 2013 et la suppression d’acquis sociaux, le dialogue entre la direction et une grande partie des Pompiers de Liège est rompue. Avec 30 % de sapeurs en arrêt maladie et peu d’espoir d’amélioration, la situation de ce service à la population est désastreuse. Serge Cappa, directeur de l’IILE (Intercommunale d’Incendie de Liège et Environs), reconnaît que ces mesures représenteront un manque à gagner pour les pompiers. Quant au Lieutenant-colonel Scevenels, il évoque des « erreurs » dans la communication. Ni l’un ni l’autre, cependant, ne souhaite endosser la responsabilité de la situation. Retour sur une situation « qui n’a jamais été aussi bloquée  », selon Willy Demeyer – et dont tout le monde se fout.

Une enquête de Pierre-Yves Hurel et Hélène Molinari à retrouver en intégralité dans Le Poiscaille #40

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« Cet été, les sanctions disciplinaires contre les pompiers grévistes sont tombées. Une procédure en interne qu’on vous assure évidemment sans bavure et menée par le Conseil d’Administration (CA) sur recommandation du Lieutenant-colonel Scevenels, qui portait pour l’occasion la casquette de juge d’instruction »

« Il y a douze ans, l’intercommunale des pompiers achète une villa. Depuis, elle n’en fait rien. Et quand on demande aux dirigeants s’ils comprennent que ça puisse mal passer en même temps que des coupures dans le budget des employés, la réponse est limpide : ça n’a rien à voir. Ah oui, pardon. »

« Dans le rapport d’exercice 2013 de l’IILE, les choses sont claires : l’intercommunale doit faire des « choix de gestion drastiques, judicieux, prioritaires qui ne répondent pas nécessairement aux préoccupations individualistes des uns et des autres ». Une responsabilité que personne ne veut évidemment endosser et où tout le monde préfère jouer à « c’est pas moi, c’est l’autre. »

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